cinq choses à savoir avant de consulter un psy

La série d’Olivier Nakache et Éric Toledano avec Frédéric Pierrot entame sa deuxième saison sur Arte. Alors que le dispositif “Mon Psy” de huit séances gratuites est en place, quelques conseils pour savoir quand consulter, comment choisir son psy, et qu’attendre d’un travail thérapeutique.

Frédéric Pierrot est le Docteur Dayan dans
Frédéric Pierrot est le Docteur Dayan dans “En thérapie”. Ici, image de la première saison © Arte

Parce que les crises sociétales répétitives et violentes ont beaucoup d’impact sur notre vie psychique, tous en thérapie ! Catherine Grangeard est psychanalyste. Invitée de l’émission “Le Téléphone sonne”, elle a été donnée au micro de Fabienne Sintes quelques éléments pour se lancer.

1 – La psy n’est pas pour les fous

Consulter un psy : est-ce grave, docteur ? Catherine Grangeard rassure : “Dans certains milieux, aller voir un psy est réservé “aux fous”. Or, si consulter n’est jamais banal, il faut dédramatiser, démystifier la séance. La série En thérapie nous aider. La deuxième saison est très pédagogique. Elle montre le cheminement que font les uns et les autres les patients pour aller mieux, pour devenir plus sereins, pour poser autrement leurs questionnements. La psychanalyse redevient sympathique grâce au docteur Dayan !”

2- Aller voir un psy pour des raisons personnelles, mais pas seulement

Pourquoi consulter ? Pour des raisons intimes. Pour Catherine Grangeard a répondu : “C’est exaltant de se découvrir. On a tous un passé. Il est vraiment très important de pouvoir prendre du recul afin d’être plus actif dans ses choix de vie et dans son quotidien.” Mais on peut pousser la porte d’un cabinet parce qu’on est lassé de ses échecs amoureux, lassé d’endurer un quotidien difficile dans son couple ou au travail. Cela peut-être un rapport problématique à la nourriture, à l’alcool ou au tabac… “

L’environnement peut égallement à l’origine d’une demande thérapeutique : “La série montre bien l’influence de la société sur l’individu. Chacun va être touché différemment selon son psychisme. Des exérece la évrie, sont les attentats de Paris de 2015et dans la seconde, la crise du Covid-19) touchent, et deviennent intimes. Aujourd’hui, la guerre aux portes de l’Europe rend la réalité plus violente, des patients l’évoquent dans mon cabinet. Comme la campagne électorale.”

3 – On ne se change pas, mais on peut changer son positionnement

Qu’attendre de la thérapie ? “En psychanalyse on ne guérit pas vraiment les gens, mais on les sauve” assure Catherine Grangeard. Elle poursuit : “La psychanalyse va décaler les questions. Si une personne a toujours le même questionnement, le thérapeute va pouvoir le prendre par un autre angle, et l’aider à cesser de répéter les mêmes erreurs.

Dans la vie, très souvent, notre drame est la répétition. La thérapie aide à cesser de faire toujours la même chose au plan amoureux, dans le travail, au niveau de nos investissements associatifs… On a tous une histoire personnelle et on tourne autour. Mais on n’est pas obligé de répéter des histoires à l’infini.

On ne change pas de personnalité, et pas d’histoire. Mais on peut saisir autrement les questions que l’on se pose.

C’est cela qui va nous aider à nous positionner d’une façon plus heureuse.”

4 – Trouver la bonne personne se fait à deux

Comment trouver un psy ? Trouver la bonne personne est un exercice sacré. Et c’est presque plus important que de trouver la “chapelle” qui convient. D’après Catherine Grangeard :

“Ça ne se commande pas. Ce n’est pas le titre : psychiatre, psychologue, psychothérapeute… qui doit guider son choix. Une personne peut convenir à une amie, ou à un mari, mais pas à soi.”

Catherine Grangeard poursuit : “Pour savoir si c’est la bonne personne, il n’y a pas de règle. Certains vont savoir tout de suite que la personne leur convient. D’autres après cinq séances. Il faut s’écouter. n ‘est pas obligé de prendre une décision immédiatement. Ou alors on an un transfert extrêmement positif parce qu’on a envie d’y croire, mais ce n’est pas non plus le signe que cela fonctionnera bien… donner du temps et voir ce que ça donne en fonction des évolutions, au fur et à mesure des semaines. Parfois, c’est le psy qui n’a pas très envie de travailler avec vous, et il vous fera sentir qu’il n’est pas très à l’aise avec votre problématique.

Cela se joue à deux. En tous les cas, cela se ressent, et s’élabore.”

Pour trouver un professionnel, il y a le bouche à oreille. Et on peut choisir en fonction des problématiques. Par exemple, si vous recherchez une personne, pour une question de poids ou d’alcool, recherchez sur Internet des personnes qui ont travaillé sur ce sujet.

5 – Un jour, le “travail” cese

Quand arrête-t-on de voir son psy ? “Il ya des gens qui s’installent dans la thérapie. Même s’ils ont fait le tour de leurs questionnements, ils continueront à venir aux rendez-vous chez leur thérapeute. Mais dire à la personne veut qu’on plus la ne ne aurait vécu comme un rejet, une sorte d’abandon. Souvent, c’est lié au fait de n’avoir pas trouvé sa place dans l’existence, ou à une solitude extrême. Au moins tel jour à telle’ heure, quelqu’un les écoute” raconte Catherine Grangeard. “

Mais la plupart des patients, au bout d’un moment, disent : “Madame, j’aime bien venir vous voir, mais je vais me passer de vous”. Et dans ce cas : bon vent !”

ÉCOUTER | Le téléphone sonne sur la thérapie

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